Portrait

 

François BILLOT

Ecrivain

 

Président de

Financière Saint-Louis

Œuvre de l’Hospitalité

Fédération Banque-Finance-Assurance UMP

Mon livre:

 Le Choix du Déclin

chez François-Xavier de Guibert

Article publié dans le Cri du Contribuable du 5 juillet 2007, par Marie Saint-Geoire.

Le déclin est sans doute un sujet vu et revu, mais l'analyse de François Billot, courageuse, est originale. D'abord, le déclin y est peint comme un phénomène d'ensemble, grevant non seulement le dynamisme économique de notre nation, mais aussi son ressort social et sa vitalité culturelle. Surtout, elle apporte un diagnostic lucide au mal que tant d'autres "déclinologues" de ces années 2000 se sont souvent contentés de décrire : la France souffre d'entêtement collectif.

Affaissement politique consenti, modèle économique obsolète que l'on persiste à vouloir maintenir, refus d'admettre communément des valeurs morales vitales, promotion entêtées d'une culture creuse et déshumanisante : notre déclin est volontaire, notre décadence choisie. Si le mal est imputable en premier lieu à la "volonté des décideurs de ne pas mettre en oeuvre la politique pour laquelle ils ont été mandatés", il nous est reproché aussi, à nous citoyens, d'accepter ce mouvement.

François Billot donne en appui de son analyse de notre déclin quelques chiffres sans appel : les 6% de taux de croissance des années soixante sont devenus 2%, les 1,5% de chômage de 1960 se sont transformés en 9%, et cela à rebours des autres économies européennes. Il rappelle au passage quelques unes de nos "exceptions" françaises : nos 20 à 25% de fonctionnaires, l'échec de l'intégration de nos populations immigrées, notre culture publique...

L'essai n'apporte pas de solution (Françis Billot nous promet des solutions pour la fin de l'année 2008), mais il ouvre la voie à une prise de conscience constructive et rénovatrice. La propension des politiques à prescrire un optimisme qui tient de la méthode Coué agace ce président de fond d'investissement, pour qui la prospérité économique suppose d'abord de sortir la tête du sable. le déclin est véritable - et global, mais il est d'autant plus façile à enrayer qu'il n'est pas le fait d'un système tout puissant contre lequel on ne pourrait rien. François Billot affirme : "la chance de la France réside dans le fait que son déclin est voulu, organisé, programmé".

Autrement dit, d'un pays qui s'inflige lui-même les ingrédients de sa décadence, on peut encore tout attendre.

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