La France décline, sur à peu près tous les plans. Affirmer le contraire procède de la méthode Coué.
Les Français ne s'y trompent pas, puisqu'une majorité d'entre eux estime que le déclin est là, et bien là. Les récents ouvrages écrits sur ce thème se contentent trop souvent de
l’aborder sous un angle exclusivement politique ou économique : leurs analyses sont donc partielles, car l'évolution d'une nation s’appuie bien
évidemment sur des fondements politiques et économiques, mais aussi sociaux, moraux et culturels. Sur tous ces plans, la France, hélas, affiche une chute évidente.
Curieusement, cette situation n'est pas du tout le fruit du hasard, mais résulte clairement d'une volonté affichée par les différents acteurs de la vie nationale, qu'il s'agisse
des élites dirigeantes, mais également des citoyens ordinaires, les uns comme les autres acceptant ou encourageant ce mouvement.
Je développe ce thème dans un ouvrage intitulé Le choix du déclin, publié aux éditions François-Xavier de Guibert. La thèse de l'auteur est simple. Le déclin, n'en
déplaise aux plus hautes autorités de l'état, est une évidence qu'il est facile de démontrer. Le système politique s'affaisse un peu plus chaque jour et n'est plus accepté par les Français. Le
système économique se traduit par une dégringolade générale de tous les indices. La dislocation sociale menace gravement l'avenir du pays. L'effondrement moral touche chaque individu, et donc la
nation tout entière. L'imposture culturelle dans laquelle nous vivons bloque tout redressement.
Si le déclin français est une évidence, il est non moins évident que ce déclin est...volontaire !
Je démontre qu'il s'agit bien d'un choix volontaire, assumé, explicite. La manifestation de cette volonté revêt deux aspects. Le premier aspect, c'est la volonté de faire : il
s'agit de l'action menée au service du déclin, et, sur ce registre, la France est servie. Le deuxième aspect, c’est la volonté de ne pas faire : il s'agit de la promotion de l'inaction,
aboutissant au déclin, et, sur ce registre, la France est également servie.
Je démontre, chapitre par chapitre, que le déclin français est une réalité, et que cet état de fait résulte d'un choix.